Un bref aperçu de la visite guidée :


Du bois et de l'eau

Pour faire de la tournerie sur bois, il faut bien évidemment du bois. Le Vercors en fournissait en abondance : du buis, du hêtre, et bien d'autres essences. Il faut également une source d'énergie. Depuis le moyen âge, ce sont les rivières qui actionnent les moulins et les scies dans la région. C'est donc tout naturellement que l'usine a été installée au bord de la Vernaison. À partir d'un barrage déjà existant, un canal de dérivation permettait d'alimenter deux turbines hydrauliques, suffisantes pour actionner les tours, les scies et toutes les autres machines du site.

Un peu d'histoire : avant les Mayet

Les premiers documents que nous avons trouvé témoignent de l’existence d'une activité industrielle ici dès le XVIe siècle. En 1505, le seigneur de Pont en Royans, le marquis de Sassenage, possédait des martinets sur la Vernaison, sur le site occupé actuellement par l'usine. Un siècle plus tard, en 1616, nous savons qu'il existait des foulons sur ce même site. Ces premiers documents montrent que l'activité industrielle date clairement du moyen âge. Au XIXe siècle, se trouvait une soierie, une scie et une petite installation de tournerie.

La saga des Mayet

Au XIXe siècle, Mary Mayet quitte le Jura et descend successivement l'Ain et le Rhône sur un radeau et remonte jusqu'ici dans le Royans. Il ouvre en 1858 une usine de tournerie sur bois à Pont en Royans. Ses fils Pierre et Auguste qui lui succèdent décident d'acheter le site des foulons et de le transformer profondément entre 1898 et 1902. L'activité de tournerie commence ici à partir de 1900, et va fonctionner jusqu'en 1986. L'usine comptera jusqu' a 120 ouvriers. Cette activité est aussi celle de toute une région, puisqu'il y avait déjà plusieurs tourneries à Pont en Royans et jusqu'à une quarantaine dans le reste du Royans.